Il y a eu une surprenante évolution puisque le droit positif est passé d'une prohibition absolue qui était sans doute excessive à une faveur extrême. 
Ce mouvement de libéralisation a été amorcé par l'ordonnance du 19 décembre 1958,fut considérablement amplifiée par la loi du 10 juillet1982, relative statut du conjoint commerçant, avant de trouver son achèvement dans la loi du 23 décembre 1985, relative à l'égalité des époux. 
Le résultat de cette addition de réformes, consigné dans l’articles1832-1 et 1832-2 du code civil, est que
les sociétés entre époux sont aujourd’hui non seulement autorisées mais encouragées.

L'autorisation
se manifeste par la disparition totale des obstacles antérieurs. Il n'est plus interdit aux époux d'être l'un et l'autre personnellement et solidairement tenus du passif social:il leur est donc loisible de se ruiner ensemble. 
D'autre part le texte (code civil, art1832-1, al 2) continue a préciser que l'établissement  du contrat par acte notarié s'oppose a toute menace d'annulation fondée sur la prohibition des donations déguisées entre époux bien que celle-ci ait aujourd’hui disparu:il leur est donc possible de se consentir valablement des avantages ou libéralités transitant du patrimoine social. 


Les encouragements
, sont principalement relatifs à la reconnaissance de la qualité d'associé, qui est grandement facilitée par les textes en cas d'apports en biens  communs. 
Un tel apport suffit à conférer la qualité d'associer au deux époux. 
D'autre part, l'attribution de cette qualité peut reposer soit sur  accord de volontés des deux époux soit, dans les sociétés autre que par action sur la volonté unilatérale du conjoint de l'apporteur:celui-ci, qui doit être informé de l'information d'apport, dispose de la faculté de s'imposer, pour la moitié des parts souscrites, dans la société constituée par son époux.
    



  



Ecrire un commentaire - Publié dans : Question-Réponse - Par Elodie
Mercredi 24 octobre 2007 3 24 /10 /Oct /2007 16:10

Voir les 2 commentaires
La définition de la société nous est donné par l’article 1832 du Code civil. Cet article dispose : « La société est instituée par deux ou plusieurs personnes qui conviennent par un contrat d’affecter à une entreprise commune des biens ou leur industrie en vue de partager le bénéfice ou de profiter de l’économie qui pourra en résulter.
Elle peut être instituée, dans les cas prévus par la loi, par  l’acte de volonté d’une seule personne.
Les associés s’engagent à contribuer aux pertes. »
 
Le lexique des termes juridiques définit la société comme un acte juridique par lequel deux ou plusieurs personnes décident de mettre en commun des biens ou des industries ( activité, compétence…) dans le but de partager les bénéfices, les économies ou les pertes qui pourront en résulter.
Exceptionnellement, la création d’une société peut être le fait d’une seule personne.
 
 En se référant à l’article 1832 du Code Civil la société trouve sa source dans un acte juridique autrement dit dans une manifestation de volonté. À l’origine les constituants ont perçu la société comme un contrat*. La conception contractuelle est issue du dogme de l’autonomie de la volonté, la société est soumise tant dans sa formation que dans son fonctionnement aux règles du droits des contrats.
 J’insiste un peu sur « le principe de l’autonomie de la volonté.Cela peut vous paraître rébarbatif  mais ceci peut s'avérer être utile pour une dissertation.
 L’autonomie de la volonté est un principe philosophique et économique dépourvu de valeur constitutionnelle ( Cons. Constt., 20 Mars 1997, Décision n° 97-388 relative à la loi créant les plans d’épargne retraite)selon lequel le contrat repose sur la volonté exclusive de ceux qui s’engagent, nul ne pouvant en principe lui porter atteinte. Seule la volonté des contractants, elle et elle seule, crée le contrat ainsi que les effets qui en découlent. De ce fait l’obligation résulte exclusivement de la volonté des partie et non de la loi.
Cependant nous pouvons constater la supériorité de la loi sur les volontés individuelles. Ceci se traduit par l’interventionnisme croissant de l’Etat dans les échanges économiques; les parties ne peuvent passer des contrats comme bon leur semble, de nombreuses contraintes légales ( dont je ne vous ferais pas l’éloge) tendent à limiter cette liberté.
Quelques critiques peuvent être adressées à cette théorie contractuelle, ce que n’a pas manqué ni plus ni moins de faire la Doctrine à partir de la fin du XIXe  siècle. En effet pour la Doctrine la société n’est pas un contrat mais une institution.
Quelles en sont les raisons ? Tout simplement parce que la qualification contractuelle de la société est en effet apparue peu compatible avec certains aspects du fonctionnement sociétaire:
    
1° ~Les statuts peuvent être modifiés à la majorité.
       2° ~Il y a eu le développement d’une réglementation contraignante. Prenons l’exemple de la dernière grande loi du 24 Juillet 1966 sur les sociétés qui est fortement marquée par l’interventionnisme de l’Etat. Les SARL et les sociétés par actions ont été conçues d’une manière complexe que les dirigeants doivent faire fonctionner conformément aux dispositions prévues par la loi.Si les dirigeants n’obéissent pas à ces lois, ils pourront faire l’objet de sanctions civiles, voire de sanctions de sanctions pénales. Les dirigeants sont constamment menacés de peines d’amendes ou de prisons.  
Exemple : L’autorité des marchés financiers (AMF) et la justice enquête sur de possible délits d’initié d’actionnaires( les 2 actionnaires fondateurs sont le groupe de médias français Lagardère et le constructeur automobile allemand Daimler) et dirigeants d’EADS, maison mère d’AIRBUS.
Le délit d’initié fait l’objet de sanctions pénales et de sanctions administratives : la répression du du délit d’initié , telle que formulé à l’art L.456 -1, alinéa 1 dispose : « est puni de deux ans d’emprisonnement et d’une amende de 1 500 000 euros…[..] »
              3°~ La société à des intérêts distincts de ceux des associés.

        4°~Le souci d’assurer la pérennité de l’entreprise ont conduit à penser que la société n’était pas un pur produit de la volonté des ses membres mais bien au contraire
 un être social dépassant les volontés individuelles. La personnalité morale est donc accordée par la puissance publique et non du seul fait de la volonté des associés.
 
D’après cette théorie institutionnelle la société se définie comme  un ensemble de règles qui organisent de façon impérative et durable un groupement de personnes autour d’un but déterminé. Cette définition semble répondre aux critiques adressées à la conception contractuelle car elle justifie cette subordination des intérêts individuels à l’intérêt social.
 
 
 
Ecrire un commentaire - Publié dans : Question-Réponse - Par Géraldine
Samedi 27 octobre 2007 6 27 /10 /Oct /2007 11:56

Voir les 1 commentaires

Vous voulez créer une société avec vos enfants...en effet une telle association peut être bénéfique notamment pour une transmission d'entreprise à vos descendants. D'ailleurs, sur ce point je vous conseille d'écouter la  Conférence animée dans le cadre du 14ème Salon des Entrepreneurs ,le jeudi 1er février 2007 au Palais des Congrès de Paris.

Cependant il importe de savoir si vos enfants peuvent être associés d'une société. Lorsque l'héritier est majeur, cela ne pose, à priori, aucun problème. Dès lors, la question est essentielle lorsqu'il s'agit d'un héritier mineur.
 Ce-dernier a-t'il la capacité juridique, c'est-à-dire l'aptitude à participer à la vie juridique donc acquérir des droits et les exercer? Il est vrai qu'un mineur est sujet de droit depuis sa naissance, il a donc des droits et des obligations. Mais on les dit "incapables" en ce qu'ils ne peuvent exercer eux-mêmes les droits qu'ils possèdent.
Ainsi, on pourrait se dire qu'il est impossible qu'un mineur soit associé d'une société; d'ailleurs l'idée q'un enfant puisse détenir des titres sociaux dans un groupement paraît très étonnant, voire ridicule( mais cet avis ne lie que moi, bien sûr ).
Pourtant, un mineur peut bel et bien être un membre d'une société, à certaines conditions néanmoins.
La règle générale, je dirais, est que le mineur peut être associé, au sein d'une société où les associés n'ont pas la qualité de commerçants en tant que tel. Par conséquent, le mineur peut d'ores et déjà être membre d'une Société Anonyme (SA) ou d'une Société à Responsabilité Limitée (SARL).
Par ailleurs, lorsque votre enfant n'est pas émancipé, il doit agir par l'intermédiaire de son représentant légal, donc ce peut être le parent de l'enfant ou un tuteur, ect. 
Cependant, même émancipé, le mineur n'est jamais jamais associé d'une Société en Nom Collectif car les associés y ont la qualité de commercants en tant que tel!! 
De même, au sein de Société en commandite simple ou en commandite par action, le mineur ne peut ëtre qu' associé Commandité et non Commanditaire.
Dans le cas cette fois, où le mineur désire apporter un immeuble ou un fonds de commerce à la société, l'autorisation de Juge des Tutelles est nécessaire.
Aussi, afin de bien comprendre cet article je vous conseille de consulter l'article "Faisons le point", où vous seront détaillés les differents types de sociétés.
Voilà à la prochaine...

Ecrire un commentaire - Publié dans : Question-Réponse - Par Gaelle
Mardi 30 octobre 2007 2 30 /10 /Oct /2007 16:50

Voir les 0 commentaires

Les bons plans !!!
Voici la liste de quelques blogs incontournables :

              - Droit des sociétés
- SOS Droit des Sociétés : http://sosdroitdsocietes.blogspot.com 
 Nous vous conseillons ce blog parce qu'il vous donne un aspect pratique de la matière du droit des sociétés, vous y trouverez exercices, corrigé de TD, ect...

- L'essentiel du droit commercial : http://lessentiel-du-droit-commercial.blogspot.com
Ce blog est super...il vous présentera l'Université des Antilles-Guyane comme si vous y étiez...bonne présentation, agréable à lire...

               - Droit des suretés : 
- C.G.L.S : http://suretes-pedago.blogspot.com 
Blog intéressant pour ceux qui passent la matière à l'écrit, des cours simplifiés...
- Tout pour réussir le "Droit des Sûretés" : http://cayarcy.unblog.fr
Blog super agréable à lire, vous y trouverez les TD, le plan des cours ect...

               - Droit administratif des biens
- Les As du DAB : http://www.bloguez.com/ls3oim9

               Droit public international : ( aucune adresse incontournable connue pour le moment)







         

Ecrire un commentaire - Publié dans : " Mes Blogs préférés " - Par Gaelle
Mardi 30 octobre 2007 2 30 /10 /Oct /2007 16:50

Voir les 1 commentaires

 

 Société de personnes

Sociétés de capitaux

 Mixte

  Société en nom collectif Société en commandite simple   Société anonyme S.A. Société à responsabilité limitée S.A.R.L Société en commandite
 par action
nombre d'
associés

2 associés minimum

2 associés minimum: 
1commandité (son accord obligatoire pour décisions importantes)
1commanditaire
(statue à la majorité)

7 associés minimum

1 associé au moins /100 associés maximum

4 associés :
 1
commandité 
(responsables 
de
gestion
de
société).
3
commandi
-taires

exigences relatives 
au 
capital social

pas de
 capital minimum

apports en nature / numéraire / industrie accéptés

pas de 
capital 
minimum

Apports
en nature + numéraire
+ industrie
 sauf commandi-
taire

capital
 minimum
 37000
 euros
+
225000
 euros
 en cas d'appel  public
à l'épargne
sauf
industrie   
   

depuis loi 1eraout 2003 pas de capital minimum

Apports en nature+ numéraire 

apport en industrie seulement si prévu par statuts

capital minimum 37000
euros






Apport en
industrie seulement 
pour le comman-
dité

nature 
des 
droits sociaux

parts         sociales        

-parts 
sociales = commandités
-actions = commandi-
taires

 actions

parts
sociales

-parts
sociales
pour commandités
-actions
pour commandi-
taires

cession 
des
 droits sociaux

parts cessibles 
avec
accord unanime 
des associés

-parts 
cessibles 
avec
accord unanime 
-actions librement cessibles

 actions librement cessibles

parts cessibles avec accord des 
associés

- parts 
cessibles
avec accord 
unanime
- actions librement cessibles

diversité 
des 
organes sociaux

1ou plusieurs gérants (personnes physiques
ou morales)

Gérants

Conseil d'adminis
-tration / président / directeur
général

Gérants (associé ou tiers)

apporter moi la réponse 
svp smile!!!
allez voir la réponse de Geraldine en commentaire.
 

engagements des 
associés

 associés indéfiniment +
solidairement tenus aux dettes sociales

associés 
ont qualité
 de commercants

associés indéfiniment
+
solidairement tenus aux dettes sociales

associés ont qualité de commerçants
pas d'obligation à la dette, seulement participation aux pertes

associés tenus à hauteur de leur engagement
pas d'obligation
 à la dette, seulement participation aux pertes

associés tenus à hauteur d'
engagement
commandités tenus indefiniment 
aux dettes

commandi-
taires tenus 
à hauteur 
de 
leur 
engagement
Ecrire un commentaire - Par gaelle
Mardi 30 octobre 2007 2 30 /10 /Oct /2007 16:51

Voir les 1 commentaires

Présentation

Calendrier

Mai 2012
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>
 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus